Bonjour à tous.  Bienvenue sur mon blog, lequel j'essaierai de rendre des plus intéressants et des plus constructifs pour ceux qui comme moi, sont en démarchage afin d'essayer de s'établir en dehors de cette province qui est en train de mourir. Dans ce blog, je vais m’efforcer de ne pas relister encore et encore toutes les raisons pour lesquelles le québec n'est pas/plus une terre d'accueil pour moi.  Je crois que la grande majorité de ceux qui sont inscrits sur QLQ savent ce qui ne va pas, connaissent comment ce "modèle québécois" fonctionne (ou ne fonctionne pas!).  Je vais certainement faire mention de certaines problématiques pour appuyer mes raisonnements et pensées mais mon but premier en écrivant ici n'est pas de lister les problèmes déjà répertoriés mais bien de partager les étapes que j’ai franchies pour en venir à écrire ces mots aujourd’hui.  Ce blog saura intéresser principalement ceux et celles qui songent à partir plutôt que ceux qui sont en processus de départ (ou qui sont déjà partis).  La raison est bien simple : je ne suis pas encore parti et je suis en train de préparer mon départ.  Je vais tenter de décrire mon cheminement, étape par étape, en commençant par l’objet de mon texte d’aujourd’hui : ma prise de conscience face à cet environnement malsain.

Peut-être que plusieurs personnes vont se reconnaître dans la description que je ferai de moi-même et des éléments qui ont façonnés la personne que je suis aujourd’hui.  Tout d’abord, je dois avouer  avoir été nationalo-communo-socialo-péquiste.  Je me rappelle très bien avoir été heureux qu’une journée de cours soit annulée pour tenir des assemblés et des votes de grève dans l’auditorium du cégep (où je n’ai pas été voter).  Je me rappelle très bien avoir voté fièrement pour le PQ lors de quelques élections.  Je me rappelle très bien avoir festoyé sur les Plaines d’Abraham, que ce soit pour une soirée de la St-Jean ou un concert des Cowboys Fringants.  Je me rappelle très bien avoir été anti-américain et ne pas avoir aimé l’Ontario et ses « maudits anglais ».  Je me rappelle trop bien d’avoir été fier d’être syndiqué quand j’ai eu mon travail à temps partiel chez Canadian Tire.  Eh oui, je ne savais pas qu’en tant que temps partiel, je payais mes cotisations sans les avantages qui viennent avec! Je me rappelle très bien, en secondaire 4, pas en 3e année du primaire, ... en secondaire 4, avoir dit à mon professeur d’anglais devant toute la classe, que le pluriel de souris (mouse) était « mouses »!  J’étais dans le moule.  J’étais bien assimilé, aveugle et totalement ignorant.  J’ai été avalé par le système. 

Heureusement, j’ai réussi à mettre un doigt dans le fond de la gorge de ce système et je m’y suis extirpé!  Et ça ne s’est pas fait en 1 an ou 2.  J’ai commencé à m’intéresser à ce qui passait dans ma tête en 2006 (il y a donc 8 ans).  Après une rupture, après avoir rencontré le vrai amour (sans aboutissement), avec un travail devenu monotone et dans lequel je ne me sentais plus à ma place, j’ai décidé de commencer à voyager et de me créer une vie.  En 2006, j’ai donc : vendu ma maison, laissé mon emploi, vendu ma voiture et je suis parti en voyage.  Accompagné de mauvaise façon par mon anglais déficient, je suis donc parti.  Pèlerinage de St-Jacques-de-Compostelle (1700 km de marche).  France.  Espagne. Australie. Nouvelle-Zélande. Fiji. Sauts au Maroc, Italie et Suisse.  Durée : environ 8 mois.  Je me suis fait un très bon ami en voyage : mon anglais parlé, qui s’est vu multiplié en qualité! Le tout en 8 mois seulement!  Et dire que j’avais de la difficulté à demander où récupérer ma valise à l’aéroport d’Edmonton quand je suis allé visiter ma grande sœur… En voyage, j’ai rencontré des gens de toutes nationalités : Anglais, Allemands, Italiens, Suisses, Israéliens, Canadiens anglais, Français, Espagnols et autres.  C’était ma première expérience d’ouverture sur le monde. Une découverte linguistique et culturelle.   J’y ai constaté quelque chose d’étonnant : un monde différent existe en dehors de la muraille virtuelle érigée autour du québec. 

Ces voyages m’ont fait réaliser que je ne connaissais rien de chez nous.  J’ai donc, au fil des dernières années, lu beaucoup sur la situation du québec.  Des ouvrages comme « L’état contre les jeunes » et « Libérez-nous des syndicats » de Éric Duhaime, « L’illision tranquille » et « Pour en finir avec le gouvernemaman » de Joanne Marcotte, « Les Éteignoirs » de Marc Simard, «Manifeste d’un sur-taxé » de Robert Deschamps, «65 mesures pour améliorer le Québec » de Michel Brûlé, … entre autres.  Ce processus d’apprentisage est maintenant plutôt développé et en constante évolution.  Ma vision est maintenant très claire face à toute ce qui se passe ici.

Le présent blog consistait à décrire les grandes lignes de comment j’en suis venu à m’intéresser aux enjeux politiques, économiques et culturels du québec et comment j'ai réussi à enlever mes oeillères placées de manière héontée par les différents gouvernements qui se sont succédés au cours des dernières décennies .  Le prochain blog portera sur la dualité entre mon cœur et ma tête quant à la décision de partir, ce qui n'a vraiment pas été facile pour des raisons que je décrirai dans un futur texte.

Merci et à bientôt!

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Commentaire de Anouk le 23 février 2014 à 16:36
On attend la suite!
Commentaire de Anthony le 24 février 2014 à 8:14

Très très intéressant!

Commentaire de Pascal Tremblay le 24 février 2014 à 13:21

Merci, je vais essayer de donner suite dans les prochains jours... ;)

Commentaire de Pascal Tremblay le 25 février 2014 à 10:37

Très intéressant Simon, je ne l'avais jamais vu sous cet angle.  Je suis d'accord que j'étais dans le moule #1.  J'étais dans un état d'inconscience et j'étais aussi très mou, si vous permettez l'expression.  L'enfance sous le joug maternaliste que j'ai eue ne m'a pas permis de me bâtir une solide confiance en mes opinions et en mes moyens.  Les décisions ont toujours été prises pour moi et je n'étais pas équipé pour affronter le monde adulte.  Combien d'entre vous avez vu votre mère aller porter votre CV à votre place à 16 ans??  J'étais très maléable, manipulable et naïf.  D'ailleurs, un livre "L'homme Whippet", de Charles Paquin, m'a été très révélateur de ce côté. Heureusement il n'en est plus rien aujourd'hui car j'ai, au cours des 6 ou 7 dernières années, fait la paix avec l'éducation que j'ai reçue et avec les événements et situations moins agréables de ma vie.  Analyser les choses, les vivre, les accepter et passer à autre chose en me disant que je n'ai pas d'emprise sur ce qui est passé.  Un processus qui m'a énormément servi et continue de me servir.   

Commentaire de Pascal Tremblay le 4 juin 2014 à 20:44

@Bruno: Ahh les voyages, ca nous apprend enormement sur la vie et sur nous-meme. 

Commentaire de Patricia Bouchard le 17 avril 2015 à 18:03

Super intéressant !! 

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